Intégrer une grande école
Toulouse - Sud Concours, cours privés
Se réorienter après une classe préparatoire scientifique
Les "taupins", eux-aussi, peuvent bénéficier "d'équivalences" complètes ou partielles avec l'université.
Cependant, en l'absence de système uniformisé, chacune d'elles applique ses propres modalités d'admission. Même si des conventions signées entre lycées et universités facilitent les passerelles vers les différentes années de licences scientifiques (L1, L2, L3), nous ne pouvons que vous conseiller d'effectuer une double inscription prépa/université.
En cas d'abandon ou d'échec, vous bénéficierez plus aisément d'équivalences pour rentrer en licence, BTS ou DUT, ou encore IUP (instituts universitaires professionnalisés) des secteurs scientifique et industriel. En théorie, une commission d'équivalences validera l'année universitaire ou les UE (unités d'enseignements) acquises.
Dans le cas d'équivalence partielle (une partie des UE), vous repasserez des matières en septembre pour accéder définitivement à l'année souhaitée.
Enfin, sachez-le : fort(e) de votre diplôme universitaire (licence, master), vous pourrez toujours postuler à nouveau en école d'ingénieurs recrutant après prépa, par la voie des admissions parallèles ou sur titres.
Les écoles d'ingénieurs post-bac
Il en existe une soixantaine. Les recrutements se font sur concours propres comme pour l'Efrei, l'Esiee ou sur concours communs. Dans ce cas, les principaux sont ceux de la Fesic (Esa, CPE Lyon, Isa, Iseb, Esem...), ceux des Insa (Lyon, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse), ceux des Eni (Brest, Metz, Saint-Étienne, Tarbes) ou du Geipi (EEIGM, EIVL, ENSGSI, ESSTIN...) et ceux des universités de technologie (Belfort-Montbéliard, Compiègne, Troyes).
Certaines écoles proposent aux étudiants issus de prépas d'intégrer la 2e année du cycle préparatoire. Enfin, de nombreuses écoles recrutent uniquement sur dossier. Attention, car certaines écoles posent des conditions restrictives comme la limite d'âge ou l'année d'obtention du bac.
D'autres écoles d'ingénieurs recrutent presque exclusivement à bac+1. Elles peuvent être intégrées après une math sup. C'est le cas des écoles des Mines d'Alès, d'Albi, de Douai, de Nantes qui organisent un concours commun.
" J'étais stimulé par la perspective de découvrir l'environnement de l'entreprise "
Sylvain Baudouin, élève en 2e année à l'École des Mines de Douai. " La prépa ? J'avoue en garder un excellent souvenir parce qu'elle fut riche en rencontres et m'a beaucoup apporté en termes de méthodes de travail. Entré en prépa MPSI après mon bac S, je trouvais cependant l'enseignement trop théorique, trop porté sur les maths. Je cherchais du concret, du "pratique". Bien qu'admis en Spé, j'ai choisi d'intégrer l'École des Mines de Douai qui recrute essentiellement après une Sup pour le pragmatisme de la formation. J'étais stimulé par la perspective de découvrir l'environnement de l'entreprise et d'effectuer des stages. Je reviens d'Allemagne où j'ai passé mes 3 mois de "stage ouvrier" à la fin de ma 1re année, à tester, régler et assembler des soupapes de sécurité. J'ai découvert quelles étaient les fonctions et les contraintes du métier d'opérateur ouvrier, des collaborateurs que je serais peut-être amené à manager plus tard. Je m'investis pleinement dans la vie associative en tant que président du BDE, chose qui s'avère peu évidente en prépa. C'est un terrain propice pour développer les qualités intrinsèques de l'ingénieur : le sens des autres, des responsabilités, de la communication. Je m'initie aux subtilités des budgets. "
Les classes préparatoires scientifiques : généralités